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Nous vous incitons vivement a vous rendre sur le site http://depris.cephes.free.fr/ le CEPHES est cité a maintes reprises dans ces pages
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n° 044-08
in http://depris.cephes.free.fr/presscom/2008/044/index.html
décembre 2008 Quoi de neuf dans le dossier du projet « Cotentin-Maine » du duo EDF-RTE ?… Quid du dessous des cartes ?Si nous nous référons au calendrier officiel, le projet de ligne aérienne 400 kV destinée à évacuer la production du nouveau réacteur (de type EPR) devait faire l’objet d’une finalisation de l’étude d’impact en 2008, ce qui n’est manifestement pas le cas puisqu’aucun tracé définitif n’a été proposé à ce jour. Pour sa part, l’enquête publique prévue par la loi devrait se dérouler en 2009 en vue de l’obtention d’un permis de construire en 2010 et d’une mise en service en 2011. Selon leur habitude, EDF et RTE font preuve d’un optimisme béat dans cette affaire car les oppositions au projet sont nombreuses tandis que les procédures en recours peuvent durer… un certain temps (comme le fût du canon) ! Une coordination a notamment vu le jour pour regrouper toutes les associations qui s’opposent à ce projet sur le territoire des trois départements concernés et il est à espérer que cette coordination sera capable de mener à bien une action cohérente et de longue durée. Pour mémoire, l’opposition au projet THT du Quercy a duré 12 ans et celle du Verdon près de 15 ans. Dans les Pyrénées, le projet de renforcement de l’interconnexion France-Espagne se promène d’un bout à l’autre de la frontière depuis la seconde moitié des années 70. Si toutes ces procédures ont traîné en longueur (au détriment d’EDF et de RTE), c’est du seul fait de l’entêtement des auteurs de projet et de leurs instances de tutelle à refuser toutes les solutions ayant pour objet de préserver les personnes, les animaux et l’environnement, essentiellement le recours à des technologies non aériennes. Il faut aussi dénoncer les incuries de l’Etat et de ses différentes adminis-trations qui demeurent incapables de coordonner les grands projets d’infrastructure (autoroutes, voies ferrées, voies navigables, lignes électriques,…). C’est un fait que Daniel Depris a mis en évidence dans un grand nombre de rapports. Il suffit de lire la première page du n°5 du « Trait d’Union » (édité et diffusé par RTE) pour constater que, globalement, rien n’a changé dans le « discours officiel ». C’est toujours la même langue de bois et les mêmes manœuvres de manipulation des citoyens et de leurs représentants politiques. Avec la caution gouvernementale ! C’est ainsi que l’on nous dit que : « L’enfouissement total de la ligne Cotentin-Maine, bien que théoriquement possible, est en réalité une solution difficilement envisageable en pratique à cause de la difficulté du contrôle de la tension, l’incertitude de la fiabilité d’une telle liaison, les temps très longs pour sa réalisation, l’impact non négligeable sur l’environnement et, enfin, des importants coûts d’investissement. De plus, plusieurs postes intermédiaires pour la compensation de la puissance réactive produite par les câbles seraient à prévoir ». Ce discours n’a pas varié depuis près de vingt ans et Daniel Depris, dans les nombreuses contre études qu’il a produites depuis 1988, a démontré qu’il était résolument mensonger (voir tout ce que nous avons déjà pu dire à ce propos dans la rubrique « communiqués » de notre site). Il s’agit d’une forme de mensonge qui se fonde sur le fait que les experts ayant une parfaite connaissance des réseaux électriques souterrains, immergés et sous-marins se comptent sur les doigts de la main. Le président du CEPHES demeure d’ailleurs le seul expert indépendant qui soit qualifié dans ce domaine. En outre, il faut considérer le fait que le véritable obstacle à l’enfouissement d’une liaison 400 kV de grande longueur réside dans la volonté de ne pas créer un précé-dent qui obligerait RTE (mais aussi des tas d’autres exploitants en Europe et dans le monde) à systématiser l’enfouissement des ouvrages de type EHT (300-600 kV). Avec, pour résultat, un transfert de commandes du lobby de l’aérien vers le lobby du souterrain. Il s’agit donc, in fine, d’un conflit d’intérêts entre des groupes industriels différents. Ce problème avait déjà été mis en évidence par Daniel Depris lors de son intervention en Martinique à la fin des années 90. Dans le dossier de la ligne « Lamentin-Petit Bourg », il était évident que la Sté Norélec (qui détient un monopole de sous-traitance aux Antilles) avait fait pression sur la préfecture de Fort-de-France pour que le projet initial (liaison sous-marine) soit abandonné au profit d’un ouvrage aérien inesthétique et dangereux. Il en fut de même pour la ligne « Lamentin-Le François ». Car il faut savoir que le groupe Norélec n’est pas compétent dans le domaine des liaisons sous-marines. Si l’on sait, en outre, que le groupe Norélec est une filiale à 100% de la Sté Eiffage SA et que Eiffage SA est contrôlée par le groupe bancaire Paribas, on comprend le jeu subtil (et illégal) auquel se livrent les grands organismes financiers, avec la complicité d’EDF, de RTE et de l’Etat français. Si l’on ajoute à cela des manœuvres illicites relevant de la surfacturation (maintes fois dénoncées mais jamais condamnées)(*), on comprend pourquoi RTE s’efforce de maintenir les choses en l’état en continuant à construire des lignes aériennes inesthétiques, vulnérables et dangereuses. Le problème ne se situe pas au niveau technique. Il ne se situe pas non plus au niveau de l’investissement. Il se situe au niveau des magouilles qu’EDF dissimule depuis des décennies et que l’Etat n’ose pas aborder tant il s’agit d’un dossier « sensible » à tous points de vues. Ce sont là des réalités qu’il convient de continuer à dénoncer sans relâche, jusqu’à ce que des gouvernants dignes de ce nom aient le courage de remettre de l’ordre dans cette pétaudière et de prendre véritablement en considération les intérêts majeurs des citoyens. MM. Sarkozy et Borloo devraient en être conscients mais ils ne paraissent pas encore disposés à prendre les dispositions radicales qui s’imposent pourtant de toute urgence. Ils devraient tenir compte des conseils avisés et désintéressés que nous n’avons cessé de leur donner (et que nous sommes prêts à réitérer sereinement) plutôt que de se laisser bercer par les sirènes du lobby électronucléaire (via les nombreux « conseillers » que ce lobby place au sein des cabinets présidentiels et ministériels). Il est certain que les réseaux aériens poseront de plus en plus de problèmes dans les années et les décennies à venir tandis que les solutions non aériennes permettent de résoudre la quasi-totalité de ces problèmes tout en offrant une réelle opportunité de relance économique dans le domaine de l’industrie câblière et du génie civil (**). Notons encore que, par son Arrêté n°04-2008 du 19 février 2008, le maire de Le Chefresne a imposé que l’éventuelle ligne aérienne soit éloignée de plus de 500 mètres des habitations et à plus de 300 mètres des stabulations d’élevage, ce qui nous paraît être un strict minimum sur le plan de la sécurité. A défaut de respecter cette injonction, la mairie demande l’indemnisation des propriétaires et des exploitants agricoles. Il ne s’agit là cependant que d’un exemple parmi d’autres de l’opposition qui se manifeste tout au long du tracé envisagé. Ce qui nous promet une belle bataille juri-dique pour les années à venir. La ligne « Cotentin-Maine » est loin d’être construite ! (*) Une plainte a notamment été déposée contre le groupe Alcatel Câbles (en 1995) pour faits de surfacturation au détriment d’EDF. L’enquête a été menée par la brigade économique et financière du parquet de Nanterre (commissaire Oblin-Dulac) et, dans le cadre de cette enquête, Daniel Depris a été auditionné à titre de témoin. Il semble toutefois que ce dossier a fait l’objet d’un enterrement de première classe. Aujourd’hui, le groupe Alcatel Câbles (ex Câbles de Lyon) s’est fondu dans le groupe Nexans et il a délocalisé la production de ses câbles THT et EHT (en Belgique et en Norvège) après le démantèlement de son unité de production de Calais. Le marché des câbles HT, THT et EHT est particulièrement opaque. Il échappe totalement à la législation européenne qui impose des appels d’offres dans le secteur de l’énergie. C’est un marché où les commandes sont réparties « à l’amiable » entre les groupes câbliers qui opèrent sur le territoire français. C’est ce qui permet de surfacturer allègrement de manière à faire supporter par EDF (et le consommateur français) les ventes à pertes (dumping) réalisées à l’international (Chine, Indonésie, Qatar,…). (**) Une politique volontariste d’enfouissement des ouvrages de transport et de distribution d’électricité permettrait la création de plusieurs milliers d’emplois dans les anciens bassins industriels sans pour autant menacer à court terme les intérêts des entreprises appartenant au lobby de l’aérien, lesquelles devraient encore entretenir les réseaux aériens existants pendant plusieurs décennies. in http://depris.cephes.free.fr/presscom/2008/044/index.html Une equipe et un expert qui ne cache pas une pensée tres rationnele sur les problemes evocqués dans ce site." la bete noire d' EDF " dont nous avons grand besoin. nous encourageons vivement sa collaboration. |
info @ tht.ca.gg (( (:-) sans les espaces ...))info @ tht.ca.gg (( (:-) sans les espaces ...))Ligne THT 400 000 Volts Normandy 4567 Main St., Buffallo
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